Dahab c'est comme ça...
C'est parce que Monsieur cherchait un endroit pour faire de
la plongée et que j'avais envie de pouvoir me baigner et profiter du
soleil sans pour autant exploser le budget de nos vacances que nous
avons décidé que cette année, Février se terminerait à
Dahab.
Peu
convaincue par l'idée de partir dans un univers dédié aux tourisme et
entièrement conçu pour les voyageurs, je dois ici avouer que c'est avec
quelques à priori que je me suis envolée pour ce que nous avons
communément appelé nos premières vacances de vieux !
Mais qu'est ce qu'elle est allée faire là bas alors?
A une heure de voiture de Sharm el Sheikh, Dahab sous sa forme
actuelle n'existait encore pas il y a une trentaine d'années. Ses terres désertiques se sont aujourd'hui bien construites pour aujourd'hui
devenir au sud du Sinaï de hauts lieux touristiques.
Touristiques
et donc connus, comme toutes les stations balnéaires, pour n'avoir pas
grand chose à y faire si ce n'est lézarder au soleil...
De quoi elle se plaint l'autre?
Persuadé que j'allais tôt ou tard m'ennuyer, c'est la valise pleine de pas moins de 5 livres que je suis partie!
Je pourrais vous parler de la journée magique et totalement improvisée que j'ai passé dans le désert, je pourrais aussi vous dire comment Zidane tout en essayant de nous happer au passage dans son restau nous a au final appris chaque soir de nouveaux mots arabes.
Il est vrai que cette
petite mise en bouche est bien jolie, mais une deux trois cerises ne
fait pas encore dans le blog d'aventures... pour une bonne adresse de
récits de voyage aller plutôt jeter un oeil par
ici
Les jours passant on prend quelques habitudes ici et là pour ne
retenir comme préoccupation première que la lourde tâche de décider
chez qui nous irons boire le thé!
L'humour, les rencontres et les plaisanteries sont omniprésents à Dahab et si on se donne le temps de s'arrêter c'est là que les vacances deviennent intéressantes, vivantes et enrichissantes.
Alors oui on "t'invitera" à prendre le thé dans un magasin de souvenirs, on te proposera un massage, des excursions, un taxi, des quads, de faire une balade à cheval ou à dos de dromadaires, ou que sais-je encore. Avec de la curiosité, de l'ouverture et
l'audace l'envie de faire confiance, nul besoin de participer à tout ca pour que les cinq livres restent dans la valise et se dire que 10 jours ben c'est trop court.
Et c'est comme ça que nous avons entendus parler du
Mahshi pour la première fois .
Le Mahshi, c'est le plat qui fait briller les yeux de tous les Egyptiens !
envie d'en savoir plus?
Dahab, ville fantôme désertée par les touristes apeurés par les médias, qui le premier jour de notre arrivée m'a donné un sentiment étrange, a finalement laissé place à des souvenirs aussi inattendus qu'incroyables .
Bien sûr, les rencontres se créent dans un premier temps par le tourisme, en cette période peut être même encore un peu plus, maintenant à chacun de voir s'il s'en tient à ce type d'échange ou s'il prend le temps de discuter et découvrir.
J'ai sincèrement été touchée par l'hospitalité, la générosité et la gentillesse des gens que j'ai cotoyé pendant 10 jours.
Mais revenons au
Mahshi... On est quand même ici pour discuter cuisine.
C'est en parlant végétarisme à la sortie d'un resto que nous avons découvert la puissance émotionnelle de ce plat traditionnel!
Une spécialité du Caire qui à peine énoncée fait littéralement fondre le plus costaud des Egyptiens.
( sur une dizaine d'individus interrogé, tous nous ont parlé du Mahshi de leur mère les yeux émerveillés, que dis-je subjugués, littéralement possédés, oui bon j'exagère peut être un peu)
Il n' en a pas fallu davantage pour nous intriguer et provoquer le même scénario lors de chaque nouvelles rencontres : l' étonnement, les yeux qui brillent et le répétitif "mais c'est très long à préparer".
Etonné qu'on leur parle de ce plat, les yeux qui brillent, ben c'est ça la magie de la cuisine et "mais c'est long à préparer", je commençais à me dire que jamais j'y goûterais au Mahshi!
C'était sans compter sur Samir, cinquantenaire hyperactif, avec qui j'avais pris l'habitude de boire le thé tout en savourant les anecdotes et les ragots du quartier! (j'en ai déjà la nostalgie)
Curieusement, nous n'avions pas d'emblée discuté cuisine et Mahshi...
A la minute où je lui ai parlé du ce plat nous nous trouvions invité pour déguster celui de sa femme.
Mieux, nous l'avons cuisiné avec elle.
Le résultat final et la recette ? C'est très vite, d'ici là un bon début de semaine à toutes et à tous !