Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles

dimanche 18 mars 2012

Go to Dahab part 2: Mahshi la recette

Suite et fin de la saga Mahshi. 
Vous vous en doutez,  c'est la version végétarienne que j'ai ramenée et que je vous propose ici. 
Il faut s'armer de temps et de patience pour cuisiner un Mahshi puisque la première étape consiste à préparer la farce à base de riz qui servira à garnir les choux, les aubergines et les courgettes, la deuxième à vider les légumes de leur chair, pour finalement laisser mijoter le tout 40 minutes.

Lorsque nous sommes arrivés, la femme de Samir était en train d'évider les aubergines à l'aide d'un éplucheur. 
Des courgettes et des feuilles de chou déjà blanchies attendaient dans des plats diposés sur la table et un énorme saladier de riz avait été préparé avant notre venue. 
Le fils aîné de Samir nous a présenté et la journée était lancée.












Pour une quantité incroyable de Mahshi! faut dire qu'entre les photos, les gamins avec qui j'ai bien rigolé, les légumes à vider et les choux à rouler, j'ai pas vraiment pris note des proportions exactes!


du riz rond
des tomates
du persil plat
des oignons
un chou blanc
des petites courgettes
des petites aubergines
du coulis de tomates

Commencer par la préparation de la farce.

Dans un saladier, mélanger le riz, les tomates coupées en dés (le plus finement possible), les oignons  émincés ( pareil aussi fin que possible) et le persil plat. Réserver.

Continuer en évidant les courgettes et les aubergines à l'aide d'un éplucheur. Racler légèrement la peau des courgettes avec un couteau. 
Blanchir les feuilles de chou et les passer sous l'eau froide. 


Garnir les légumes de riz : 
Pour les aubergines et les courgettes, disposer la farce à l'intérieur de chaque légumes. 

Pour le chou, découper les feuilles en deux ou trois dans le sens de la longueur et  rouler chaque feuille de chou avec une petite quantité ( env 1/2 cc ) de farce de riz.

Pour la cuisson

Disposer chaque rouleau de chou dans une casserole préalablement badigeonnée de sauce tomate. 
Couvrir d'eau et faire mijoter 40 minutes à couvert. (prendre un couvercle plus petit que la casserole et le poser directement sur les légumes recouverts d'eau)


Mettre les courgettes verticalement dans une casserole, recouvrir d'eau et cuire 40 minutes à couvert, faire de même avec les aubergines.





   













mardi 13 mars 2012

Go to Dahab part 1: Mahshi oh oui!

Dahab c'est comme ça...















C'est parce que Monsieur cherchait un endroit pour faire de la plongée et que j'avais envie de pouvoir me baigner et profiter du soleil sans pour autant exploser le budget de nos vacances que nous avons décidé que cette année, Février se terminerait à Dahab.
Peu convaincue par l'idée de partir dans un univers dédié aux tourisme et entièrement conçu pour les voyageurs, je dois ici avouer que c'est avec quelques à priori que je me suis envolée pour ce que nous avons communément appelé nos premières vacances de vieux ! 
Mais qu'est ce qu'elle est allée faire là bas alors? 














 A une heure de voiture de Sharm el Sheikh, Dahab sous sa forme actuelle n'existait encore pas il y a une trentaine d'années. Ses terres désertiques se sont aujourd'hui bien construites pour aujourd'hui devenir au sud du Sinaï de hauts lieux touristiques.
Touristiques et donc connus, comme toutes les stations balnéaires, pour n'avoir pas grand chose à y faire si ce n'est lézarder au soleil... De quoi elle se plaint l'autre?
Persuadé que j'allais tôt ou tard m'ennuyer, c'est la valise pleine de pas moins de 5 livres que je suis partie!







Je pourrais vous parler de la journée magique et totalement improvisée que j'ai passé dans le désert, je pourrais aussi vous dire comment Zidane tout en essayant de nous happer au passage dans son restau nous a au final appris chaque soir de nouveaux mots arabes.

Il est vrai que cette petite mise en bouche est bien jolie, mais une deux trois cerises ne fait pas encore dans le blog d'aventures... pour une bonne adresse de récits de voyage aller plutôt jeter un oeil par ici












Les jours passant on prend quelques habitudes ici et là pour ne retenir comme préoccupation première que la lourde tâche de décider chez qui nous irons boire le thé!
L'humour, les rencontres et les plaisanteries sont omniprésents à Dahab et si on se donne le temps de s'arrêter c'est là que les vacances deviennent intéressantes, vivantes et enrichissantes.
Alors oui on "t'invitera" à prendre le thé dans un magasin de souvenirs, on te proposera un massage, des excursions, un taxi, des quads, de faire une balade à cheval ou à dos de dromadaires, ou que sais-je encore.  Avec de la curiosité, de l'ouverture et l'audace l'envie de faire confiance, nul besoin de participer à tout ca pour que les cinq livres restent dans la valise et se dire que 10 jours ben c'est trop court.

Et c'est comme ça que nous avons entendus parler du Mahshi pour la première fois .

Le Mahshi,  c'est le plat qui fait briller les yeux de tous les Egyptiens ! envie d'en savoir plus? 

Dahab, ville fantôme désertée par les touristes apeurés par les médias, qui le premier jour de notre arrivée m'a donné un sentiment étrange, a finalement laissé place à des souvenirs aussi inattendus qu'incroyables . 
Bien sûr, les rencontres se créent dans un premier temps par le tourisme, en cette période peut être même encore un peu plus, maintenant à chacun de voir s'il s'en tient à ce type d'échange ou s'il prend le temps de discuter et découvrir.

J'ai sincèrement été touchée par l'hospitalité, la générosité et la gentillesse des gens que j'ai cotoyé pendant 10 jours.

 















Mais revenons au Mahshi... On est quand même ici pour discuter cuisine.
C'est en parlant végétarisme à la sortie d'un resto que nous avons découvert la puissance émotionnelle de ce plat traditionnel!
Une spécialité du Caire qui à peine énoncée fait littéralement fondre le plus costaud des Egyptiens.
( sur une dizaine d'individus interrogé, tous nous ont parlé du Mahshi de leur mère les yeux émerveillés, que dis-je subjugués, littéralement possédés, oui bon j'exagère peut être un peu)

Il n' en a pas fallu davantage pour nous intriguer et provoquer le même scénario lors de chaque nouvelles rencontres  : l' étonnement, les yeux qui brillent et le répétitif "mais c'est très long à préparer".
Etonné qu'on leur parle de ce plat, les yeux qui brillent, ben c'est ça la magie de la cuisine et "mais c'est long à préparer", je commençais à me dire que jamais j'y goûterais au Mahshi!

C'était sans compter sur Samir, cinquantenaire hyperactif, avec qui j'avais pris l'habitude de boire le thé tout en savourant les anecdotes et les ragots du quartier! (j'en ai déjà la nostalgie)
Curieusement, nous n'avions pas d'emblée discuté cuisine et Mahshi...
A la minute où je lui ai parlé du ce plat nous nous trouvions invité pour déguster celui de sa femme.
Mieux, nous l'avons cuisiné avec elle.

















Le résultat final et la recette ? C'est très vite, d'ici là un bon début de semaine à toutes et à tous !























dimanche 4 décembre 2011

Mais où est donc passée la dinde ?








J'ai fêté mon premier thanksgiving la semaine dernière!
Un thanksgiving internationnal, puisqu'autour de la table se sont retrouvés 2 américaines, 3 hollandais, une allemande, un suisse allemand, 2 suisses romands un canadien et un panaméen (ce dernier cherche d'ailleurs encore la dinde).
Jess m'avait déjà proposé de venir l'année dernière mais comme je travaillais je me voyais obligée de décliner son invitation. Mais cette année, mon blog de cuisine en poche je n'allais rater ça pour rien au monde... alors vous vous dites que la végétarienne a craqué, qu'en cette fin d'année elle a pété les plombs, qu'elle a sauté sur l'occasion d'une fête traditionnelle pour présenter une dinde qu'elle va en plus avoir le culot d'exposer sur son blog ?
 
Je pourrais effectivement vous montrer la photo d'une dinde vivante, probablement rassurée de ne pas être passée au four puisque Jessica est végétarienne...




 
Le concept est simple : on cuisine tout pareil qu'avec la dinde, mais sans la dinde!

C'est donc un menu  thanksgivino- végétarien directement importé de Boston que je vous présente. Un thanksgiving sans dinde qui en fera probablement bondir plus d'un mais ce n'est pas pour autant qu'on oublie la farce qui se révèle être un vrai régal : céleri, airelles, pain et bouillon de légumes, le tout accompagné d'une sauce aux airelles, d'une salade de roquette, d'un écrasé de pomme de terre à l'ail avec une sauce au champignons, d'une soupe à la courge, de yams au four ( sorte de patates douces)  et d'un "gratin" de haricots aux champignons.

Et pour ne prendre aucun risque de repartir avec un p'tit creux (!) thanksgiving c'est aussi des desserts: tarte à la courge, crème fouettée et crumble pommes airelles !






Inutile de préciser que je n'ai pas pu me contenter de prendre les photos. J'ai entres autres ramené la recette de la sauce aux airelles, qui je pense se marierait très bien avec un menu de noël.






 

1 cup de sucre , env 200 gr
1 cup d'eau , env 250 ml d'eau
4 cup d'airelles fraîches ou surgelées
Et selon les envies : noix de pécan, zeste d'orange, raisins, cannelle

Faire bouillir l'eau avec le sucre et remuer jusqu'à ce que le sucre soit totalement dissout.
Ajouter les airelles et porter à ébullition. Réduire le feu et laisser mijoter durant 10 minutes jusqu'à ce que les airelles éclatent.
A ce moment là, vous pouvez ajouter les ingrédients choisi selon vos envies, généralement on ajoute une demi cup de noix de pécan (grossièrement concassées) avec quelques zestes d'orange. 
On peut également ajouter une cup de raisins secs et des épices comme la cannelle, ou la noix de muscade.
Retirer du feu et laisser refroidir à température ambiante. Laisser au frigo jusqu'au moment de servir. 
La sauce va s'épaissir avec le froid.



















lundi 3 octobre 2011

Escapade berlinoise

Cette année l'été s'est terminé à Berlin et à Berlin... on ne mange pas que des curry wurst!

L'avantage des grandes villes,  c'est de pouvoir grignoter un petit quelque chose à n'importe quelle heure mais surtout de trouver des menus végétariens à ne plus savoir lequel choisir... un sentiment bien agréable puisque d'ordinaire dans les resto genevois je me vois longuement hésiter entre la salade de chèvre chaud et les pâtes à la sauce tomate! Enfin bref je dois dire que niveau culinaire on s'est régalé, mais parlons plutôt de notre arrivée.


En flanant au centre ville,  nous sommes par hasard tombés sur une manifestation liée à la sortie d'un documentaire. 
Taste the waste dénonce de manière globale le gaspillage de denrées alimentaires. Pour promouvoir  la sortie prochaine de ce film une espèce de soupe populaire a pris place en l'honneur du  slow food sur la Dorothea Schlegel platz.
Le temps d'un repas de midi- végétarien qui plus est, viande périssable non comestible oblige- les berlinois ont sensiblisé la population à ce qui se produit aujourd'hui.
Plus de la moitié de la nourriture produite finit à la poubelle, et la majorité avant même d'arriver chez le consommateur.













Au menu : betteraves, carottes rapées soupe à la courge et pain complet déstinés à être jetés...